Constitutionnalisme au Burkina Faso :la constitution de la IVème sous  célébration à Ouagadougou


Il s’est ouvert ce Lundi 22 novembre 2021 dans la salle des actes du PSUT de l’Université Joseph KI ZERBO le colloque international de Ouagadougou. Initié par l’Institut de Recherche sur les Finances et les investissements au service du Développement et l’Institut d’Etude sur l’Administration des libertés et de l’Etat, le colloque international de Ouagadougou a pour thème : « 30 ans de vie constitutionnelle sous la constitution de la IV République : Bilan et perspective ». Ce  grand rendez-vous  connait la participation d’universitaires burkinabè et étrangers, des étudiants et des professionnels du droit autour donc de la célébration des 30 ans de vie de la constitution de la IVème  République. La cérémonie d’ouverture présidée par le Directeur de Cabinet de la présidence du Faso, le Dr Seydou ZAGRE, a été marquée par des allocutions, la présentation des nouveaux admis au vingtième  concours d’agrégation CAMES de l’année 2021 et la communication inaugurale.

Dans son discours le président du comité d’organisation, le professeur Djibrihina OUEDRAOGO a laissé entendre que ce colloque a été envisagé pour interroger le socle de l’Etat du Burkina Faso. La constitution de la IVème République a fait ses preuves selon lui, car dit -il elle a été suffisamment éprouvée. Elle a déjà été éprouvée par les multiples révisions et tentatives de révision constitutionnelles. Elle a souffert de la fièvre des révisions constitutionnelles courantes dans la plupart des Etats africains.

Le regard critique du professeur laisse percevoir que la constitution de la IVème République a autant de vie qu’un « chat ». Les critiques de certains acteurs politiques, de  la société civile et de certains  constitutionnalistes ont finalement eu raison de la IV République car elles ont donné l’envie du passage à une Vème République.

Le colloque  devra permettre selon le président du comité d’organisation  de « questionner le texte, les institutions et la pratique des trente ans de la constitution de la IVème  République afin de dégager les perspectives pour une meilleure ancrage de l’Etat de droit et de la démocratie au Burkina Faso. »

Communication inaugurale du colloque, la leçon du grand maitre

La leçon inaugurale du colloque livrée par le professeur Francisco MELEDJE a porté sur le thème : « La célébration des constitutions : Incidence du facteur temps ». Dans sa communication le professeur a indiqué que la célébration des constitutions découle du sentiment d’avoir à célébrer sa propre histoire. « Avec la célébration, le peuple veut s’approprier son histoire et son texte a posteriori pour en faire une donnée propre. C’est une réappropriation de son histoire » a déclaré le communicant. La célébration c’est une façon pour les sociétés, pour les organisateurs des célébrations de s’approprier un instrument du passé. C’est aussi célébré les idées qui ont influencées son écriture. Elle n’est pas seulement un regard sur le passé. Elle permet également de jeter un regard sur l’avenir.

La leçon inaugurale a laissé la place aux panels de réflexions qui va durer deux journées. Les réflexions se poursuivent ce mardi 23 Novembre. La deuxième journée sera marquée par ailleurs par un grand hommage au professeur Luc Marius IBRIGA.

Par ZOROME Noufou

Revue Juridique du Faso

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