Gilbert DIENDERE : « A l’heure actuelle aucun élément ne peut affirmer si l’attaque de 1987 était préméditée ou non »


Auditionné ce mardi 09 Novembre, le Général Gilbert DIENDERE répond à la barre de quatre (04) chefs d’accusation. A la barre, le Général Gilbert DIENDERE à l’époque comandant a expliqué son implication dans les évènements du 15 octobre.

« Au niveau du 5ème régiment j’étais chef de corps adjoint et je recevais mes ordres du chef de corps (Blaise COMPAORE) » a déclaré le Général. « Je ne pouvais prendre des décisions sans son avis » a-t-il ajouté. D’après lui, ses hommes et lui étaient chargés d’éviter toute agression extérieure. « Le conseil de l’entente faisait 03 hectares et il y’avait des postes à l’extérieur. Avec ces différents postes, notre action visait à éviter toute agression extérieure et la sécurité rapprochée était responsable de la sécurité du Président>> s’est-il  défendu. En 1987, « j’étais entre le marteau et l’enclume » a déclaré le général.

Le procureur militaire a demandé au général  pourquoi il n’a pas  pris des précautions selon le règlement de l’armée en tant que commandant à l’époque. Au général de répondre, « que dit ce règlement ? » Pour  Gilbert DIENDERE, la discipline au temps de la révolution n’était pas de rigueur. Car  dit-il, « les chefs n’avaient pas de contrôle sur les subordonnés. »

Pour le général, aucun élément ne peut affirmer si l’attaque de 1987  était préméditée ou non. Son audition continue demain avec l’intervention de la partie civile.

Revuejuris.net

 

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