Justice pénale internationale : l’ancien Djihadiste Al Mahdi plaide sa libération anticipée à la Haye


Reconnu coupable de crime de guerre pour la destruction des mausolées protégés à Tombouctou, Al Mahdi a plaidé sa libération anticipée. Il avait été condamné en 2016 à neuf ans de prison pour avoir détruit la mosquée Sidi Yahia et neuf mausolées de Tombouctou. L’ancien Djihadiste du groupe Ansar Dine s’est présenté ce mardi  11 octobre devant les juges de la CPI afin de plaider sa libération anticipée. Il a  exprimé ses regrets et a demandé à être libéré plus tôt que prévu. Il a en effet  soutenu avoir changé et s’être libéré de la criminalité. « Je suis ici devant vous aujourd’hui pour exprimer à vous et à l’ensemble du monde mon remord, ma tristesse et mes regrets pour tous les crimes que j’ai commis par le passé et tous les dégâts qui ont résulté de ces crimes. « Je vous assure que je me suis entièrement dissocié du monde du crime et je n’y reviendrai jamais » a-t-il ajouté.

Pour son avocat, Al Mahdi serait devenu une bien meilleure personne. « Il a demandé aux victimes de lui pardonner ». Il n’est plus le même homme que quand il est arrivé à la Haye, a argumenté maitre Mohamed Aouini.

En rappel, les monuments détruits par Al Mahdi sont classés patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

La rédaction

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